Mars 2012... Le Forum Mondial de l'Eau et le Forum Alternatif Mondial de l'Eau se tiendront à Marseille. Le problème, c'est que ces deux forums ne disent pas tout à fait la même chose....
Christian Vélot - 12 décembre 2011
Réaction de Christian Vélot à l’intervention de Jean-Daniel Flaysakier
dans le JT de 20H de David Pujadas du 28 novembre 2011
Le 28 novembre dernier, en réaction à la décision du Conseil d’Etat de suspendre l’interdiction
française de cultiver le maïs OGM MON810, le médecin-journaliste Jean-daniel Flaysakier est
intervenu sur France 2 dans le journal de 20H de David Pujadas.
Voici les propos qu’il y a tenus : "On a étudié les OGM comme des médicaments. On a voulu savoir s'ils étaient toxiques ou
allergisants. Aujourd'hui, aucune étude ne permet formellement de dire qu'il y a un risque
toxique ou allergisant avec les OGM.
On a pris des rats. On leur a fait manger l'équivalent de 2 kg de maïs OGM par jour. On les a
suivis pendant l'équivalent de 10 ans de notre vie et on s'est aperçu en bout de course que les
protéines fabriquées, ce que leur patrimoine génétique fabriquait, était parfaitement identique
aux protéines d'animaux nourris sans OGM.
Donc, il n'y a pas d'altération du patrimoine génétique, ce que l'on a constaté aussi chez
l'homme, pas de flambée de tumeurs cancéreuses ni d'allergie."
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Mr Flaysakier semble connaitre autant le dossier des OGM que Liliane Bettencourt connait les
trasnports en commun. A moins qu’il ne fasse volontairement de la désinformation. Son
intervention est cousue d’énormités à faire rougir Claude Allègre.
On aimerait bien que les OGM soient évalués comme des médicaments. Or les études des OGM
sur des animaux — avec analyses de sang—, dans le cadre des évaluations officielles, n’ont
jamais dépassé trois mois sur une une seule espèce animale (en général le rat), et ne sont faites
qu’une seule fois. Mr Flaysakier, sans doute conscient malgré tout que la pauvreté de ces
expériences pourrait interpeler le téléspectateur, s’en sort avec une pirouette pour le moins
orginale basée sur la bonne vieille règle de trois : il ne parle pas de trois mois mais d’une période
équivalente à dix ans de notre vie. Alors, celle-là, on ne nous l’avait pas encore faite !
Sans doute Mr Flaysakier serait-il d’accord pour consommer des médicaments qui n’ont été
évalués qu’une seule fois pendant trois mois sur des rats : « Mangez Mr Flaysakier, ne vous en
faites pas, ces médicament ont été évalués pendant dix ans de notre vie »
Et comme notre médecin-journaliste est visiblement plus à l’aise en maths qu’en nutrition, il
récidive : la ration alimentaire des rats comprend l’équivalent de deux kg de maïs OGM par jour !
Le comble est qu’il ne semble même pas se rendre compte du ridicule de son propos.
Le médecin Flaysakier ignore t-il que si une période de trois mois peut permettre d’observer des
effets augüs, elle est insuffisante en revanche pour détecter d’éventuels effets chroniques ? C’est
d’ailleurs la raison pour laquelle les pesticides eux-mêmes (dont sont gavées la plupart des
plantes génétiquement modifiées cultivées à la surface de la planète) sont testés, conformément à
la directive européenne 91/414, pendant deux ans sur des rats (ce qui correspond à leur durée de
vie). Or les tumeurs cancéreues et les allergies dont notre journaliste vante l’absence de
« flambée » chez les animaux nourris avec des OGM, sont justement le plus souvent des effets
chroniques que nous ne verrons donc pas apparaître sur des études d’une aussi faible durée. Il est
évident que si les OGM doivent causer des soucis pour la santé, ils ne feront pas mourir
subitement dans des cris de douleur.
Mr Flaysakier ignore t-il également que la plupart des pesticides sont connus pour être des
perturbateurs endocriniens pour lesquels ce n’est pas la dose qui fait le poison mais la durée ?
Une consommation récurrente d’une faible dose peut avoir des conséquences beaucoup plus
graves qu’une absorption ponctuelle d’une plus grande quantité. Et très souvent, il n’y a pas non
plus de proportionalité entre l’effet et la dose.
Quant aux effets des OGM chez l’homme, on aimerait bien savoir à quelles études notre
journaliste référent fait allusion ?
Pourquoi Mr Flaysakier omet-il de mentionner les contre-expertises réalisées par des chercheurs
du criigen (Comité de recherche et information indépendantes sur le génie génétique), publiées en
2007 et 2009 dans des journaux scientifiques internationaux à comité de lecture, et remettant en
cause l’innocuité sanitaire de plusieurs maïs de Monsanto (dont le MON810), et, par conséquent,
le bien fondé des autorisations délivrées par la commission européenne sur l’avis de l’Agence
européenne de sécurité des aliments (AESA) pour ces plantes génétiquement modifiées ?
Pourquoi Mr Flaysakier omet-il de mentionner que de nombreux scientifiques dans le monde
s’élèvent contre la carence et l’opacité de l’évaluation sanitaire des OGM agricoles, et remettent
notamment en question les lignes directrices des processus d’évaluation de l’AESA ?
Que le citoyen Jean-Daniel Flaysakier se fasse le VRP des OGM et le porte-parole de Monsanto
ou des chercheurs du panel OGM de l’AESA — ou, en France, de l’AFBV (Association française
des biotechnologies végétales) —, dont on sait qu’ils sont totalement inféodés au lobby des
semenciers, c’est tout à fait son droit et cela ne regarde que lui. Mais que le journaliste Flaysakier
omette au minimum de mentionner que l’évaluation sanitaire des OGM fait l’objet de controverse
dans le monde scientifique, et que face aux chercheurs qui affirment qu’il n’y a aucun problème
pour la santé, il y en a d’autres qui alertent sur l’insuffisance des études effectuées et sur les
risques sanitaires à long terme, est au mieux une méconnaissance du dossier, au pire une grave
entorse à la déontologie du métier de journaliste.
Christian Vélot
Docteur en biologie
Généticien moléculaire à l’Université Paris-Sud 11
Retrouvez nos albums jeunesse sur le stand des Pays de Loire
Sandra ReichardtdédicaceraLe dernier arbrede 10h à 16h jeudi et vendredi, de 12h à 16h le dimanche.
Cécile Whitedédicacera Une vie d'eau de pluie et Une vie d'oiseau marinde 16h à 18h jeudi et vendredi.
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AnneClaire Macé dédicacera La Princesse à l'espace culturel Le Belvédère à Orgère :
Du 28 novembre au 19 décembre : Exposition de l'illustratrice pour enfants Anne-Claire MACE Albums enfants - dessins originaux - planches originales
Illustration enfants et adultes / A l'espace culturel Le Belvédère :
L’histoire : Deux enfants vivent heureux sur une île, dont l’unique arbre, un pommier, leur permet de se nourrir, de jouer, de s’abriter... Jusqu’au jour où le petit garçon, lassé de ces pommes qui ont toujours le même goût, coupe l’arbre pour construire une machine à fabriquer des compotes goût pêche-abricots dont il est très fier.
Quelle leçon va-t-il tirer de cette expérience ?
Le thème : Les techniques et les sciences nous ont permis de maitriser et exploiter la nature à notre profit. Nous découvrons aujourd'hui que cette gestion n'est pas durable, et qu'au Produit Intérieur Brut il faut intégrer la dimension du Bonheur Intérieur Brut.
Les auteurs :
CHRISTOS, auteur jeunesse et parolier.
Je ronronnais tranquillement en écrivant des chansons pour les grands, depuis quinze ans, quand soudain, ma chérie me demanda d’écrire pour les enfants ! J’acceptais, écrivis un premier texte, un second…et, « bon sang, me dis-je, C’est diablement bon ! »Depuis, je continue parce que j’adore ça. Je n’ai même pas honte ! Comme si cela ne suffisait pas, je persiste à gratter sur ma basse avec des musiciens, à faire des interventions scolaires, pour parler de dragons et autres fariboles, à travailler moins pour élever plus mes trois enfants et même à jouer aux pirates comme un gamin… Oh, ce n’est pas bien !!!
llustratrice depuis 2003, diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués et Métiers d’Art - Olivier de Serres, j’ai principalement travaillé en tant qu’affichiste pour les théâtres et milieux culturels à destination du jeune public. j’ai également participé à l’ouvrage Saint-Denis, Portrait Sensible, paru aux éditions Magellan, ainsi qu’à la gamme papeterie des éditions La Marelle.
On pourrait définir la conférence gesticulée comme la rencontre entre des savoirs chauds et des savoirs froids.
Cela ne donne pas un savoir tiède, cela donne un orage ! Les savoirs « chauds » : savoirs « illégitimes », savoirs populaires, savoirs politiques, savoirs de l’expérience…savoirs utiles pour de l’action collective…d’où l’idée « d’inculture », ou encore de « conte politique non autorisé »
Les députés Verts Européens nous parlent de La Princesse:
L'alimentation est l'acte de consommation le plus banal et le plus courant qui soit ; il accompagne toute vie humaine et conditionne largement la qualité de celle-ci. Aussi, nous, les élus Verts/ALE, considérons que promouvoir une alimentation saine pour le plus grand nombre est un devoir mais aussi un droit à faire respecter. C'est pourquoi,le groupe Verts/ALE, s'est donné comme mission la promotion d'une alimentation de qualité, en mettant notamment en avant le principe de précaution.
« La Princesse est malade » conte, au combien moderne, illustre avec justesse, comment le modèle alimentaire, qui est un choix de société, un choix politique, peut impacter la santé et donc les finances publiques.
Nicole Kiil-Nielsen, Euro-députée Europe Ecologie-Les Verts
Eric Dauzon et Anneclaire Macé ont écrit « La Princesse est malade » pour tous les enfants et leurs parents. Ils nous enchantent le temps de quelques pages et nous mettent face à une réalité bien présente. Aujourd’hui, il n’a jamais été aussi essentiel de protéger et restaurer le lien vital entre la santé et la biodiversité. Ce livre raconte les deux choses dont nous avons tous besoin : une belle histoire qui se termine bien et une nourriture saine sur une planète en bonne santé. C’est simple, essentiel à notre vie et nous avons tous un rôle à jouer. Le chemin que prend le jardinier pour sauver la princesse est celui que prendront nos enfants pour la planète. C’est celui que nous pouvons tous prendre dès aujourd’hui pour agir au quotidien pour réintégrer la biodiversité au cœur de nos décisions et actions. Petits ou grands, nous méritons donc tous de lire, ou de s’entendre lire ce conte. Il porte les rêves d’un monde meilleur auquel chacun d’entre nous peut contribuer…
Sandrine Bélier, Euro-députée Europe Ecologie-Les Verts
Les enfants nous questionnent sur la maladie, la santé, les forces de la nature.
Répondons grâce à cette histoire d'amour peu conventionnelle au message optimiste.
Dans le royaume, tout le monde s'alarme car la Princesse est malade, très malade, terriblement malade.
De quoi est-elle malade ? Comment la guérir ? Qui aidera le Roi et la Reine ?
Qui sauvera la Princesse ?
Ce conte moderne nous rappelle combien les pollutions chimiques, en dégradant la nature, atteignent aussi notre santé par l'alimentation. Il nous invite à bouleverser nos habitudes, à questionner le monde, la maladie, la médecine. Et l'espoir est là, à portée de nos mains, de nos yeux, de nos coeurs :
le pouvoir de la nature lorsqu'elle est respectée.
L'auteur : Eric Dauzon est aujourd'hui professeur de français en collège et en lycée ; il est également l'auteur de cinq albums publiés par les Editions Siloë Jeunesse. Depuis 2006, il écrit régulièrement pour une revue parisienne semestrielle, La Passe, une revue des langues poétiques. Enfin, depuis novembre 2009, il préside l'association « Un oiseau sur l'épaule : poésie à Laval».
L'illustratrice : Anne Claire Macé a travaillé pendant plusieurs années pour différentes compagnies de spectacle jeune public (scénographie, affiches, création de marionnettes...). Elle se consacre maintenant à la création d'affiches pour le milieu culturel et d'illustrations dans le domaine de la communication. Elle a publié plusieurs albums jeunesse aux éditions Tournon et Carabas. Elle expose régulièrement ses créations personnelles.
L'association Goutte de Sable et les auteurs remercient tous les souscripteurs pour leur soutien.
Grâce à leur aide, l'album "La Princesse est malade !" est édité à 2000 exemplaires.